Frida Kahlo et Diego Rivera exposés au musée de l’Orangerie

L’exposition « Frida Kahlo/Diego Rivera, l’art en fusion » se tient jusqu’au 13 janvier au musée de l’Orangerie à Paris. L’occasion pour les visiteurs de découvrir ou de redécouvrir les peintures et fresques des deux artistes mexicains de la première moitié du 20ème siècle.

« La sainte inquisition » Diego Rivera

Emblématiques de la peinture mexicaine du 20ème siècle, animés par une même passion et un amour ardent et destructeur, Frida Kahlo et Diego Rivera ont marqué leur époque. Cette exposition propose quelque chose de nouveau, puisque jusqu’à maintenant, aucune ne les avait réunis. Ils sont pourtant indissociables l’un de l’autre, tant sur le plan artistique qu’intime. Il l’a inspiré, elle a été sa muse. Diego ne survivra que trois ans à la mort de sa femme. Les sujets qu’aborde Frida dans ses œuvres sont étroitement liés à son attachement à sa terre natale, mais aussi à sa vie personnelle. Il se dit souvent qu’elle a connu deux drames dans sa vie : son accident de bus qui l’a détruite physiquement, et puis Diego… Pour ce qui est de Rivera, ses œuvres reflètent son engagement politique profond. Leurs œuvres sont complémentaires.

L’exposition est divisée en cinq parties. La première aborde la vie de Diego Rivera en Europe, où il séjourna de 1907 à 1921. Il ne connaissait pas encore Frida. A cette époque, il fréquentait Picasso, Mordrian, Soutine et Modigliani. Il réalise alors une série d’œuvres cubistes, comme « Le soleil brisant la brume » de 1913.

La deuxième salle met en images leur rencontre, leurs conflits, leurs amitiés (avec Léon Trotsky entre autres, amant de Frida à ses heures perdues), leur vie en somme dans leur célèbre maison bleue, lieu de rencontre entre intellectuels et artistes. Pour plonger encore plus les visiteurs dans l’univers des deux artistes, les murs de la salle auraient pu être bleus plutôt que jaunes. 

« La colonne brisée » Frida Kahlo

La troisième salle, la salle principale regroupe l’essentiel des œuvres de l’exposition. Les thèmes abordés sont essentiellement l’engagement politique du couple, l’attachement au Mexique et au peuple héritier des cultures précolombiennes. Quelques fresques murales de Rivera y sont aussi reconstituées, ainsi que certains de ses croquis. On peut y admirer quelques portraits peints par Frida.

La quatrième salle est certainement la plus émouvante et la plus fréquentée. Une sorte de cube assez étroit où sont regroupées les peintures de Frida traitant de sa souffrance. Dans « La colonne brisée », elle exprime ses douleurs de plus en plus insupportables et elle se représente tel saint Sébastien transpercé de flèches. Ses souffrances morales sont également mises en scène. Ses tendances suicidaires sont manifestes dans le tableau « En pensant à la mort ». C’est sans conteste la partie la plus intéressante et la plus forte de l’exposition.

Enfin, la dernière partie représente l’ « icône » Frida dans la culture populaire. On y voit l’affiche de son biopic où l’artiste est interprétée par Salma Hayek, ou encore une représentation d’Amy Winehouse habillée en Frida.

On regrettera néanmoins l’absence de bon nombre de ses œuvres majeures comme par exemple « Autoportrait, le collier d’épines » ou « Autoportrait sur la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis ». 

Claire BELLAHSEN

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