Le Front national remporte la cantonale partielle de Brignoles

Laurent Lopez, nouveau conseiller général FN

Laurent Lopez, nouveau conseiller général FN

POLITIQUE – Le candidat du Front national, Laurent Lopez, est sorti vainqueur, dimanche, du second tour de l’élection cantonale partielle de Brignoles (Var). Il remporte ce siège avec 53.91 %. Il était opposé à Catherine Delzers (UMP) qui obtient 46.09%. La participation est en hausse : 45.26% contre 33.40% dimanche dernier pour le premier tour.

Fin du suspens à Brignoles où les résultats du premier tour avaient été particulièrement commentés. Dimanche dernier, les électeurs avaient éliminé la gauche au profit d’un duel FN-UMP. Une semaine plus tard, les électeurs du canton de Brignoles ont tranché : c’est Laurent Lopez, le candidat FN qui a été élu. Le front républicain n’aura pas permi de porter l’UMP en tête. Le PS avait appelé « à faire barrage au FN ». Catherine Delzers, la candidate UMP a reconnu sa défaite : « J’observerai le travail de Laurent Lopez au conseil général », a-t-elle dit dimanche soir.

Seul conseiller général FN de France

La participation, bien plus forte qu’au premier tour, a tenu en haleine la classe politique jusqu’au bout. Et pour cause : c’est une première, Laurent Lopez – un ancien cadre de l’industrie âgé de 48 ans- devient le seul conseiller général FN de France. Une réussite pour le parti de Marine Le Pen à cinq mois des élections municipales. Sur Twitter, le vice-président du FN, Florian Philippot, s’est dit « très heureux de voir ce soir que le Front national est le seul parti capable de ramener des abstentionnistes aux urnes ». Toujours sur le réseau social, Marine Le Pen a félicité son candidat : « Bravo Laurent ! Unis les Français sont invincibles ». « Il s’agit d’une victoire éclatante contre toutes les formations réunies », s’est exclamé le député européenne frontiste Bruno Gollnisch sur I>Télé. « Nous gagnons sans alliance contre-nature », affirme la députée FN Marion-Maréchal Le Pen. Laurent Lopez compte maintenant « conquérir la mairie de Brignoles ».

Claude Gilardo, le maire PCF de Brignoles a exprimé, sur I>Télé, sa « grande tristesse et sa grande colère. Nous avons été incapable de présenter un candidat qui avait le soutien de toute la gauche », a-t-il regretté. L’édile a également dénoncé « un déferlement médiatique. J’ai reçu 20 télés pour 20.000 inscrits dont seulement 7.000 votants ».

Les réactions :

Harlem Désir, Premier secrétaire du PS : « Le FN emporte ce soir le canton de Brignoles. Il ne devient pas pour autant, et loin de là, le premier parti de France comme l’ont clamé ses dirigeants cette semaine. Il confirme cependant son enracinement dans un canton qu’il avait déjà emporté en 2011. La gauche a été responsable en appelant à faire battre le Front national : dans les principaux bureaux de vote de gauche du canton, la candidate UMP arrive devant le candidat du Front national. Ce résultat rappelle à la gauche l’impérieuse nécessité de son rassemblement dans les territoires où le FN a réalisé des scores élevés dans les scrutins présidentiel et législatif ». (communiqué)

Jean-François Copé, président de l’UMP à l’AFP : Il s’agit d’une « double peine: la gestion désastreuse de la ville par les communistes et la gestion calamiteuse de notre pays par la gauche. Je donne donc rendez-vous aux électeurs de Brignoles pour les municipales où notre candidate, la députée Josette Pons, portera les couleurs d’une droite décomplexée qui viendra donner un nouvel élan à cette ville sinistrée par les ravages de la politique de la gauche ».

Yann Galut et Alexis Bachelay, députés PS dans un communiqué : « Cette victoire dans un duel UMP-FN révèle que dans un combat opposant la copie à l’original, l’électeur préfère le plus virulent. C’est l’échec de la ligne Buisson qui est ce soir manifeste : ce n’est pas en singeant le Front national que l’UMP parviendra à récupérer ses électeurs, bien au contraire. Ce vote est en outre l’échec de la stratégie du « ni-ni » portée par l’UMP sous l’égide de Jean François Copé : ne pas vouloir se prononcer contribue à la banalisation du vote frontiste. La Droite républicaine doit prendre la mesure de son fourvoiement ».

Tristan Maupoil.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s