Foot : Des Bleus dans l’âme

« L’équipe de France de football va mal ». Depuis près de 15 ans cette phrase est devenue coutumière. La dernière tournée des joueurs de Didier Deschamps en Amérique du sud a tourné au fiasco. Avec deux défaites concédées, face à l’Uruguay et au Brésil (0-3), la France entame la fin des qualifications du Mondial 2014 dans le plus grand des doutes. Une multitude de questions gravitent autour des Bleus. Où le mal réside-t-il ? Quelles solutions doivent être envisagées ?

Après une Coupe du monde 2010 rimant avec fiasco et un Euro 2012 mitigé, les Bleus avaient tout pour repartir sur de bonnes bases. Un nouveau patron en la personne de Didier Deschamps, qui a tout gagné avec les Bleus, et un effectif rajeuni…
Mais le bilan de cette première phase est catastrophique. L’équipe de France a enregistré 5 défaites en 11 matches (devant le Japon, l’Allemagne, l’Espagne, l’Uruguay et le Brésil). Ces chiffres offrent un triste record sous l’ère du sélectionneur unique (depuis 1964). L’ex-sélectionneur Laurent Blanc avait subi 4 revers en 27 rencontres. Avec un tel constat, les espoirs de se retrouver parmi les 32 qualifiés à la prochaine Coupe du monde au Brésil s’envole peu à peu.

Deschamps

Les écarts de comportements restent dans les mémoires et ne peuvent que s’effacer avec des victoires. L’affaire Zahia, les insultes d’ Anelka en 2010 ou celle de Nasri en 2012 ont pollué le sport numéro un en France. Les footballeurs payent dans les médias ainsi que dans l’opinion publique leurs largesses. Selon la plupart des supporters et des spécialistes du ballon rond, les Bleus sont ennuyants. La médiocrité est affichée à la vue de certains cadres comme Benzema ( 1082 minutes sans but soit 13 matchs).
Dans le football amateur ou professionnel, il faut impérativement adopter une philosophie de jeu avant même de construire un effectif. Les joueurs talentueux ou pas s’adaptent à un système et non l’inverse. Entre l’apprentissage dans les écoles de football et le niveau international, il existe un fossé monumental. Les puristes expliquent que les joueurs souhaitent arriver tout en haut, soit dans le monde professionnel, et s’arrête une fois qu’ils y sont. L’envie de rester au top n’existe pas en France. Nous en avons eu un parfum lors de la victoire de la Coupe du monde 1998 et des 4 années qui ont suivi. Le dernier titre remporté par les Bleus reste une Coupe des Confédérations en 2003. Depuis 2006, c’est-à-dire à la sortie de la Coupe du monde en Allemagne, où les Bleus ont fait finaliste face aux Italiens, on retombe dans les travers.

Retro France 1998 - Mondial -Coupe du Monde

Les leaders techniques existent et les leaders humains se font rares.  Sur le papier les noms font saliver d’envie les grandes nations du football: Lloris, Debuchy, Varane, Mathieu, Matuidi, Koscielny, Sakho, Valbuena (2ème joueur européen pour la mise en danger, derrière Ozil, stats CIES Observatoire du football), Ribery (1er joueur européen en percussion, stats CIES), Grenier ou encore Pogba force montante de la Juventus. La conjugaison des talents donne de bonnes choses, au final les essais aboutissent sur des regrets.
La raison des échecs qui s’enchaînent s’explique avant tout par le manque de plaisir. Le plaisir se prend autant sur le terrain qu’en dehors. Porter le maillot de l’équipe de France raisonne avec fierté et honneur de représenter des valeurs, un peuple et une histoire. Ces dernières années les hommes alignés ne se sentent pas investis de cette mission: honorer chaque Français qui vibrent dans les bons et les mauvais moments. Contrairement à leurs aînés avec le fameux « black, blanc, beur » de 1998.

france-georgie

Aujourd’hui, les Bleus ignorent juste la force collective et humaine qui réside en eux. La peur de bien faire, additionnée à la pression, aboutit sur des contre-performances. En match de gala ou en compétition officielle la France joue avec une boule au ventre. L’attente du déclic se fait toujours l’ami de la sélection. Tous les ingrédients pour réussir sont de sortie. Les Bleus ressemblent à une voiture de course sans pilote. La philosophie de jeu a été négligée au détriment des feuilles de matchs avec des joueurs de gros calibres. Difficile d’avoir du « feu » dans les jambes et dans le coeur. La France ressemble à une boîte de crayon de couleur. Tous les horizons sont représentés. La devise figurant à l’intérieur du maillot devrait mettre les Bleus sur la bonne voie et sur la route du Mondial au Brésil l’année prochaine. « Nos Différences nous unissent ».

Ndnu

Ahmed MIZI.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s