Les Superwomen n’existent pas !

« Une femme digne de ce nom se doit d’être belle, mince, jeune ou paraissant jeune et habillée sexy. Elle doit aussi être bonne maîtresse de maison, sachant faire honneur aux plats proposés et ne chipotant pas dans son assiette. Elle doit encore être une mère attentive, douce et aimante ».

Voilà la première définition que l’on trouve sur internet quand on tape dans la barre de recherche superwoman. Une bien belle définition – née dans les années 80 avec l’apparition du féminisme – qui nous fait passer pour une femme aux supers pouvoirs et qui se balade un peu partout en collants et mini-jupe. Une femme toujours souriante, à la pointe de la mode, de préférence jolie, dynamique et sportive.

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Sauf que quand on voit ça, il y a de quoi en stresser d’avance. D’accord la société a évolué ainsi que la condition féminine. Mais pas la peine de faire de nous des personnages de série américaine, infaillibles et de nous rajouter encore plus d’attentes sur les épaules. Comme si on ne se plaignait pas déjà assez.

Il y a très longtemps, parce que la femme a le don d’enfanter, on lui a dit de rester à la maison pour jouer le rôle de mère. Enfin, on ne lui a bien souvent pas laissé le choix. Les temps ont fort heureusement changé et c’est désormais la femme qui décide par elle-même si elle veut rester ou non à la maison. Il y a donc ce premier cas de figure qui existe encore aujourd’hui et il y a en un deuxième qui se répand peu à peu. Celui où la femme décide de ne pas avoir d’enfants, qui privilégie sa carrière et qui assume haut et fort son côté féministe.

Ce que le mythe – oui car il faut être réaliste ce n’est qu’un mythe – de la superwoman illustre, c’est un mélange de ces deux cas de figure. Une femme qui a une vie de famille, qui assiste aux spectacles de ses enfants et qui mène de front une vie épanouie de femme d’affaires. Le genre de filles qui nous dépriment. Mais rassurez-vous : ces nanas là et bien ça n’existe pas !

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Audrey Le Gellec, journaliste pour Marie Claire, pose enfin les bonnes questions. En réalité rien ou presque n’a changé dans la répartition des tâches à la maison. Une répartition égalitaire reste une utopie de ménagère car seulement 15% des couples d’aujourd’hui y arrivent réellement. Sinon et bien, c’est toujours madame qui s’y colle, car il est vrai que l’on n’est jamais mieux servi que par soi même ! N’est ce pas les filles ? Essayez d’expliquer calmement à votre homme  que l’éponge pour récurer les toilettes n’est pas la même que pour nettoyer la cuisine ou passer la poussière ! Un vrai calvaire et une totale perte de temps. Au final les femmes ont toujours le monopole sur plus de 80% des tâches ménagères.

Messieurs il ne sert à rien de nier les faits : les femmes travaillent plus que vous. D’où la nécessité qu’elles dorment plus. Et ce n’est pas moi qui le dis. Ça a été prouvé par des études très sérieuses, la preuve. « En mettant la barre très haut, ces dernières prennent le risque de passer à côté de leur épanouissement personnel et parfois même de leur santé », dixit l’article. En résumé, on fait payer notre entourage, dès que quelque chose ne se passe pas comme on l’avait prévu.

Une femme active dort donc beaucoup et se doit de prendre soin d’elle. Mais s’occuper de soi, ça prend du temps et il faut aussi penser à lâcher prise. Pour cela il faudrait qu’il y ait un superman dans les parages, ce qui est presque quasi-impossible. Sans vouloir vous vexer messieurs. Le mieux est alors de déléguer le plus de tâches possibles aux parents, à la Baby Sitter ou aux assistants quand il y en a. Là tout de suite, tout devient plus simple. Encore faut-il avoir la bonne combinaison.

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Après, si vous avez peur de ne pas suffisamment participer à l’éducation de vos enfants, libre à vous de prendre des jobs à mi-temps. Dans tous les cas, il faut savoir faire des choix et revoir à la baisse ses objectifs. Le mieux est de faire les choses à son rythme, les unes après les autres et surtout ne pas se tuer à la tâche.

Car nous ne pouvons pas tout avoir ! Militer pour bénéficier des mêmes droits que les hommes, être à la tête d’une équipe avec des responsabilités et reprendre son tablier de maman une fois rentrée à la maison. Ce n’est pas moi qui le dis mais Anne-Marie Slaughter, dans un article-témoignage au titre provocateur « Why Women Still Can’t Have It All » (« Pourquoi les femmes ne peuvent toujours pas tout avoir ») publié cet été dans « The Atlantic », un mensuel culturel américain. Cette working mum de 54 ans, ancienne directrice du Centre de la prospective du département d’Etat américain, décrit avec force détails son tiraillement constant entre son « job de rêve dans la politique étrangère » et sa vie de mère de deux enfants dont un fils de 14 ans en plein décrochage scolaire. Au bout de deux ans, elle craque et démissionne pour retrouver son poste de professeur à l’Université de Princeton, plus compatible avec sa vie de famille.

Cet article, très commenté aux Etats-Unis, aurait pour beaucoup permis de briser un tabou. Quoi qu’il en soit, nous on y voit plus clair et on respire un bon coup. Les super nanas ça n’existe pas, alors rangez capes et masques. Aujourd’hui, même plus peur d’être une grande !

Vianne de JALRAS.

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