Marilou et les garçons, au-delà de la scène

marilou et les garçons

Loin de la scène, dans un petit coin de Pigalle à Paris, ils sont là, Marilou et les garçons. Assis en terrasse, ils sirotent, malgré le froid, une « petite » pinte de blonde.

Ils discutent de tout et de rien ; de leur futur shooting photos pour Noël, des tenues de scène ou encore des chewing-gums qui leur permettent de « survivre » depuis qu’ils ont arrêté de fumer.

Bienvenu dans l’intimité du groupe.

Marilou et les garçons ont été repérés par Henri Padovani, auteur-compositeur et guitariste français. Depuis deux ans, ils enchaînent les petites scènes. Aujourd’hui, ils viennent de réaliser la BO du film « Cinéphile de notre temps » de Laurent Chollet.

http://marilouetlesgarcons.com/

Margaux Bédé

Avoir un cheval Barbie en 5 leçons

Vous êtes une fille, jeune, fan de mode et les chevaux vous font rêver ? Vous êtes un mec, jeune, fan de mode et vous n’osez pas avouer que les chevaux vous font rêver ? Quelques conseils pour vous faire découvrir les bases de la mode équestre.

Leçon 1 : vive le rôze !

Si le rose clair vous fait pâlir, n’hésitez pas avec les couleurs flashy : rose bonbon, fushia, rose fluo. A tous ceux qui vous diront que « ça fait fille », répondez que non, pas du tout, ça s’accorde. « Avec quoi ? », risque de demander l’insolent quidam. Mais à la robe, voyons.

Ici, un petit rappel s’impose. Parler de robe, ce n’est pas évoquer dentelle et autres froufrous, mais bien de la couleur d’un cheval. Avec quelle robe va le rose ? A peu près tout ce que la décence permet, à commencer par les robes sombres comme le noir pangaré, le bai brun, car cela fait ressortir la couleur. Si Ouragan ou Gamin sont gris, ça passe aussi. Si le cheval est alezan, c’est-à-dire marron clair, le tapis de selle rose siera peut-être un tantinet moins bien à votre monture, mais passons.

L’important est ensuite d’arborrher le total look girly : l’ensemble rose. Tapis de selle, guêtres, bonnet, voir filet ou couvertures, c’est ici que vous ferez la différence avec l’ado lambda qui a acheté son tapis dans le magasin de sport du coin.

D’ailleurs, jugez-en par vous-même

La mannequin et cavalière anglaise Katie Price Jordan pour KP Equestrian joue la baby doll sexy, en rose bien sûr

Leçon 2 : tout ce qui brille

Vous vous levez à 6h dimanche matin pour partir en concours  et vous avez du sacrifier un samedi soir endiablé sur les dancefloors ? Rassurez-vous, la mode est là pour vous soutenir : maintenant, strass et paillettes sont tendances au club et en compet’ ! Fini les bombes de papi Michel, le chic s’invite sur les casques – oui maintenant ne dites plus « bombes », c’est ringard. Le premier a oser fut Samshield. Avec une coiffe pareille, interdit de tomber dans la boue, svp.

Chez Samshield, le modèle le plus luxueux est serti de diamants Swarowski

Uvex a aussi sorti cette année un casque très travaillé. Là encore, foncez, et laissez tomber la discrétion.

Le modèle Uvex suxxed gold est décoré de fines rainures. Au milieu des casques noirs, impossible de passer inaperçue.

Votre porte-monnaie d’adolescente ou de jeune femme ne vous laissera pas forcément l’occasion de dépenser une somme rondelette pour de tels casques. Pourtant, pas d’excuse pour les fashions victimes: il est fortement conseillé de se rattraper sur des objets plus abordables comme le must have : le frontal en strass et ses dérivés (bonnet avec strass, tapis entouré de strass…)

Si la leçon 1 a été correctement assimilée, vous pouvez toujours tenté la combinaison rose + strass

Une combinaison pas toujours bien maîtrisée…

Leçon 3 : rester IN

Le plus dur dans la mode, c’est de durer. Il faudra se renouveler sans cesse avant que la cohorte de filles de votre cours du samedi après-midi ne vous pique vos idées fashion. Avoir un cheval stylé demande beaucoup d’efforts, comme de guetter les ensembles originaux qui feront la différence à coup sûr.

A l’approche de Nöel, imposez votre style « Cheval, mon beau sapin » avec un look red & white que vous pouvez même vous d’offrir d’occasion.

Ceci n’est pas un rêne.

Envie d’évasion ? Avec ce look 100% savane, chevauchez vers de nouvelles aventures

Vainqueur du Stockholm International Horse Show, Linda Heed a gagné cette chemise signée H&M

Un look aussi disponible en version plus sauvage, avec un imprimé léopard qui a fait ses preuves.

Leçon 4 : bloger, twitter, shoper

Faire du shopping pour le cheval est votre activité principale, peut-être plus que monter. Mais avant d’acheter, apprenez à déminer le terrain. De nombreux blogs de mode équestre décryptent les dernières tendances, pour vous comme pour votre monture, histoire de ne pas faire de fashion       faux-pas, comme ci-dessous.

Tapis « Velour effet peau de bête », motif vache, des créations Rocs’Ann

Mieux, les forums regorgent de sujets sur l’équipement, plus ou moins utiles, que vous pouvez copier pour votre cheval. Malgré la concurrence des couleurs traditionnelles comme le bleu, ou celles qui font mal aux yeux comme le jaune clair ou le orange, le rose est LA tendance (cf : leçon 1)

Sur les réseaux sociaux, trouvez-vous une bande de filles aussi cools que vous pour papoter tapis de selle et bandes de repos. Feuilletez Cavalières, le mag équestre 100 % féminin, et n’oubliez pas Twitter : là encore, soyez au courant avant toutes les autres.

Leçon 5 : Assumer

Vous allez avoir à essuyer de nombreuses critiques, des néophytes aux personnes dénuées de tout sens de la mode. Votre tâche sera longue, mais gardez en tête qu’après ces 5 leçons, vous êtes en mesure d’avoir, vous et votre cheval, la pink attitude  :

Que le rêve,

Devienne réalité

Fanny Lattach

L’Amour 2.0 existe-t-il ?

images

« Les belles rencontres je peux les faire partout mais surtout ailleurs », clame avec passion la jolie brune dans la publicité pour Meetic, célèbre site de rencontre. A l’heure où la génération X ne jure que par internet, où elle regarde ses mails et son portable sans cesse, espionne la vie des autres à travers Facebook ou Twitter, elle n’a jamais autant eu besoin de rencontrer la personne idéale. Mais pourquoi vouloir à tout prix utiliser le réseau pour le faire ? Comment marche cette nouvelle séduction ? Sommes-nous vraiment nous-mêmes au travers d’un écran ? Et surtout, avons-nous toujours à faire à des relations authentiques, durables et stables ? Cette culture d’immédiateté nous empêcherait-elle de rencontrer l’âme sœur dans un bar, dans le train ou tout simplement au bout de sa rue ?

« La meilleure méthode c’est de ne pas mettre une photo de soi en lunette Prada achetées 5 euros chez Babou »

En 2009, 6 millions de couples s’étaient formés grâce à internet. Mais se sont-ils rencontrés sur des bases sûres et authentiques ?  Adopteunmec.com est le site phare de 2012. Il compte à ce jour près de 10 millions d’inscrits. Le concept peut à la fois sembler original et/ou écœurant, mais il marche. La fille fait ses courses parmi une longue liste de garçons et met dans son panier virtuel celui qui lui plaît. Elle l’autorise donc à lui parler et c’est ainsi que pourrait potentiellement commencer une histoire d’amour. Voilà comment en 2012, l’amour est devenu un marché, un business du cœur dénigrant l’homme tout bonnement considéré comme une chose, une viande stockée au rayon « à recycler ».

Pourtant, ce système plaît et manque à Alban, qui s’est vu « sélectionné » par sa copine actuelle. Rôdé par les sites de rencontres, il a une vraie technique pour draguer les filles de façon naturelle. « Le meilleur moyen d’avoir une fille par semaine dans son lit c’est de ne pas mettre de photo de soi dans la salle de bain avec des lunettes Prada achetées à 5 euros chez Babou, ironise celui qui met uniquement en profil  « Je ne sais pas trop ce que je recherche ».  Je montre que je suis sérieux et que j’ai un minimum de culture et d’humour ! »

40 millions de français sur les réseaux sociaux

Mais l’écran nous permet-il d’être nous-mêmes ou au contraire nous incitent-il à devenir un brin manipulateur ? « Les réseaux sociaux ont modifié le comportement des internautes », constate Médiamétrie. Chaque mot, phrase et idée laissés sur l’écran sont codifiés et réfléchis. « On ne connait que les gens quand on les voit : les timides se dévergondent, les moches sont sûres d’elles, et les grosses s’assument ! Ce n’est que du mensonge ! » reconnaît Alban. Martyn qui a tenté en vain de rencontrer des filles, confirme: « Internet m’a permis d’être moins timide et d’être moi-même. »

Clément, hyper connecté et soucieux de son image laissée sur les réseaux sociaux, est en couple depuis 8 mois grâce à une de ses publications sur Facebook. « Je cherche avant tout à partager mon quotidien, j’aime séduire et enjoliver la vérité. Je décide ainsi du regard que les autres peuvent avoir sur moi », souligne ce grand brun, l’égo glorifié. Comme ce lyonnais de 21 ans, 40 millions de français passent en moyenne 1 heure 25 par jour sur internet : 1/5e de ce temps est consacré à Facebook ou Twitter, selon Médiamétrie. « Et l’apparition des tablettes et smartphones ne fait qu’acroître ce chiffre », reconnaît l’institut d’étude des médias.

« Buguer » ou « flasher » ? Telle est la question !

Cette glocalisation peut favoriser les contacts, elle peut aussi nous priver du lien social : aujourd’hui on ne parle plus à son voisin de pallier, on ne cherche plus à connaître les gens croisés dans la rue ou dans le parc. Cette glocalisation ferait même disparaître les petits commerçants qui participent à la vie de quartier. Pourtant, nous n’avons jamais eu autant besoin du contact avec les autres. Aussi, une étude réalisée par l’université de Pennsylvanie et le Centre de recherche Pew internet a prouvé qu’1/3 des français ressentait la solitude. L’idée de se retrouver seul avec soi-même serait devenu pour certains une peur viscérale et incontrôlable.

Seulement, internet ne serait-il pas responsable de ce sentiment ? A travers les réseaux sociaux, on communique avec le monde entier, mais définitivement seul devant son ordinateur. Le monde se sent propulsé par la curiosité : internet a créé un lien social à travers la « drague planétaire » qui met en scène un véritable aspect communautaire, dont nos témoins sont véritablement accros.

Quel rôle joue internet dans ces conditions ? Est-ce une échappatoire du reste du monde ? Est-ce devenu le seul terrain des célibataires en proie à l’amour ? Alban s’est réfugié sur les réseaux sociaux pour se consoler d’une rupture amoureuse alors que Martyn a toujours favorisé internet pour « les possibilités de rencontres plus conséquentes qu’ailleurs ».

Aujourd’hui, on veut vraiment rencontrer autrement qu’autour d’un verre dans un bar, mais internet n’est-il pas qu’une source de fantasmes et d’illusions erronées ? Peut-être que le meilleur moyen de le savoir est de déconnecter… à vous de savoir si vous voulez « buguer » devant un profil sur votre ordinateur ou « flasher » sur l’élu de votre cœur dans la vie. Quel mot désignera votre couple : coup de foudre ou « contrôle + alt + supprimer » ?

Julie d’Harlingue.

La méritocratie à l’épreuve de la crise

Travailler pour réussir. Le credo, longtemps rabâché, a aujourd’hui du plomb dans l’aile.

Ils sont ultra-diplômés mais ne trouvent pas de travail. Pour ces jeunes, la méritocratie a un goût amer. Il faut dire que sur les bancs de l’école ou au bureau, la valeur travail se double souvent de celle du mérite : le plus méritant, le plus travailleur sera récompensé ou promu.  La responsabilité de chacun entre en jeu. Pour Lucie, étudiante en Master 2, « la méritocratie est un système dans lequel rien ne s’acquiert facilement. Il faut avoir fait ses preuves dans la société pour pouvoir accéder à des responsabilités, des privilèges. » Croire en la méritocratie, c’est un bon moyen de se dépasser et de rester motivé.

Travailler plus pour gagner plus ?

En France ces dernières années, cette définition a été surtout reprise par Nicolas Sarkozy en 2006 avec un slogan évocateur : « Travailler plus pour gagner plus ». Rebelote pour la présidentielle cette année, avec des discours axés sur le « vrai » travail.

Le mérite scolaire et professionnel implique aussi une société qui reconnaît les hommes égaux entre eux. La différence se ferait alors par un travail assidu et des qualités individuelles. Megann, étudiante en sciences politiques, va plus loin en affirmant que  » la méritocratie c’est l’opposé du népotisme… En gros il s’agit de voir ton projet aboutir, d’obtenir ce pour quoi tu te lèves le matin (un poste, un emploi, un service, etc) grâce à tes seules capacités, grâce à la qualité de ton travail… A l’inverse, si t’obtiens ce job parce qu’un parent proche est quelqu’un d’important ou parce que tu appartiens à une catégorie sociale supérieure qui fait qu’on te donne tout sans que tu n’aies besoin de le mériter… ce n’est plus de la méritocratie. »

Tiens, ça ne vous rappelle pas quelqu’un ?

Ce sont sûrement les classes moyennes qui profitent le plus de la méritocratie. Serigne Dan Fall prépare une thèse doctorale à l’université Paris Diderot Paris 7 et considère avoir profité du système scolaire. « Les sélections dont j’ai pu faire l’objet tout au long de mon parcours scolaire était uniquement basé sur mes notes, admet-il. Cependant, ayant eu un parcours strictement universitaire, j’ai conscience qu’à compétences égales, si je candidate plus tard à un poste dans l’industrie, j’aurais un moins bon salaire qu’une personne issue d’une école d’ingénieur même si j’aurai un plus haut niveau d’étude. »

Sans réseau, point de salut !

Un peu sadique sur les bords, il faudrait donc en baver pour réussir. Ca tombe bien, car avec la crise économique, le marché du travail fait grise mine. Difficile de se faire embaucher même avec de beaux diplômes. « C’est une idéologie de croire que les mérites seront récompensés », juge Marie Duru-Bellat, sociologue et professeur à Sciences Po, auteur de L’inflation scolaire. Les désillusions de la méritocratie. Il n’y a pas de méritocratie réelle. « Tout dépend de la conjoncture historique des générations, dit-elle. Personne ne mérite de vivre dans les années 80 ou en 14 quand c’était la guerre ! » Pierre Bourdieu avait lui aussi critiqué la méritocratie. Les inégalités dues au capital économique et culturel des individus entrent en jeu lors d’une embauche.

Avec un taux de chômage de 27 % parmi les 15-24 ans en France métropolitaine au deuxième trimestre 2012 et des employeurs toujours plus exigeants, les demandeurs d’emploi essaient de se différencier. « Les réseaux ont toujours compté, explique Marie Duru-Bellat, mais le phénomène s’est amplifié grâce aux moyens de communication. » Les contacts peuvent se créer sur le web, certains mettent leur CV en ligne sur LinkedIn ou Viadeo, d’autres espèrent se faire repérer sur Twitter…

Caroline, salariée depuis quelques années, pense que pour réussir dans le monde professionnel aujourd’hui, « c’est à 80% grâce à son réseau, 15% grâce à la confiance en soi, à son charisme et à l’image qu’on renvoie et les 5% restant grâce à son travail et son talent. » Certaines grandes écoles, à l’instar de Sciences Po Paris, ont mis en place une discrimination positive pour des élèves venant des ZEP et qui n’ont pas forcément l’opportunité de se créer cet indispensable réseau.

« Le diplôme ne fait pas tout »

Mais lors d’un entretien d’embauche, au-delà de l’aspect méritoire, le candidat doit montrer que son état d’esprit correspond à celui de l’entreprise et que sa personnalité peut apporter un plus. C’est là une conséquence perverse du plus grand accès aux études supérieures. La loi de l’offre et la demande s’applique aussi au marché du travail : les diplômés sont plus nombreux ; le diplôme perd de sa valeur. Les employeurs mettent  en avant d’autres critères, moins basés sur le cursus scolaire, pour départager les candidats. Marie Duru-Bellat acquiesce : « le diplôme ne fait pas tout, mais c’est peut-être une bonne chose. » Mais ne soyons pas dupes. En 2012, le diplôme reste primordial et si vous comptez sur le mérite pour réussir, soignez tout de même vos réseaux et munissez-vous d’une motivation en béton.

Fanny Lattach.

Le Cirque du Soleil, seconde vie des champions

Mille quatre cents artistes, vingt-deux spectacles à travers le monde et des millions de spectateurs. Le Cirque du soleil connait un succès international depuis sa création à Montréal en 1984. Une réussite qu’il doit à ses artistes. Près de 50% d’entre eux sont d’anciens athlètes de haut-niveau. Le Cirque représente pour eux une seconde chance de vivre de leur passion. 

Marine Debauve, Ludivine Furnon, Isabelle Séverino ou encore Julien Coudert… La liste est longue. Tous sont des champions de gymnastique, de tumbling, de trampoline, de GR… Tous se sont aujourd’hui retirés des compétitions internationales. Tous ont intégré le Cirque du Soleil et participé à son succès.

cirque

Alegria, le spectacle phare du Cirque du Soleil, est bientôt de retour à Paris

Depuis plus de vingt ans, le Cirque déniche ses artistes parmi les équipes nationales. « Avec ces sportifs, nous pouvons monter des spectacles de très haut niveau », explique Philippe Agogué, l’un des recruteurs du Cirque. Afin de trouver ses perles, le Soleil déploie ses équipes de dépisteurs. Leur terrain de jeu: les compétitions, les galas, les festivals de la planète entière. Aucun talent ne doit leur échapper. Le Cirque est même prêt à les attendre. En 2004 lorsqu’il est approché, Julien Coudert, alors capitaine de l’équipe de France de Tumbling, n’est pas prêt. « Je désirai terminer comme il se doit ma carrière de tumbleur », explique-t-il. Recontacté l’année suivante, le Cirque l’envoie en formation à son QG de Montréal et lui confie un rôle au sein du spectacle Alegria, le show de référence du Soleil. « J’ai amélioré mon style, et puis j’ai pu développer mes qualités d’acteur », souligne l’ancien champion. L’art: le «plus» du Cirque du Soleil. Au delà des acrobaties, le show repose aussi sur la comédie. L’alliance des deux disciplines rend le spectacle magique.

« Je n’en serais pas là sans le Cirque »

Marine Debauve, ici au Championnat du Monde de tumbling en 2010, a rejoint le spectacle KA à Las Vegas

Pour Marine Debauve, championne d’Europe en 2005 au concours général,  le Cirque a été un moyen de garder un pied dans son univers : celui de l’acrobatie – voir interview. « Je gagne ma vie en faisant ce que j’aime ! C’est un travail, je peux vivre de ça, ce n’était pas le cas avec la gym ! », explique l’ancienne gymnaste aujourd’hui membre de la troupe KA, qui se produit à Las Vegas. Pour d’autres, le Soleil a été une révélation. Le parcours de Ludivine Furnon en témoigne. Connue pour être la plus jeune française médaillée au championnat du Monde, en 1995, à seulement 15 ans, elle rafle le bronze pour son mouvement au sol. Elle resplendit désormais dans un duo d’acrobatie nommé Osmose. En 2011, Ludivine a d’ailleurs fait une apparition remarquée dans l’émission « La France a un incroyablement talent ». « Ce fut une très belle expérience, et je n’en serais pas là aujourd’hui sans le Cirque du Soleil », a-t-elle admis à de nombreuses reprises. La scène, les acrobaties, le contact avec le public… Ludivine Furnon a fait du cirque son métier permanent.

100 dollars par show, 9 fois par semaine

Ludivine Furnon évolue désormais avec le duo Osmose qu’elle forme avec Martin Charrat

Le Soleil offre une seconde chance aux athlètes « retraités » : celle de s’épanouir enfin comme ils le souhaitent dans leur discipline. « On ne se prépare plus pour une échéance, notre travail n’est plus tourné uniquement vers la performance… On joue un rôle « , ajoute Julien. La paye en plus. Un point important. Le salaire d’un gymnaste ne permet pas de vivre correctement. Le Cirque chouchoute ses artistes: ils touchent en moyenne 100 dollars par spectacle, à raison de 9 représentations par semaine. La reconversion ne s’arrête pas là. Après la scène, beaucoup d’entre eux se recyclent en tant qu’entraineurs, chorégraphes ou dépisteurs. Le Cirque du Soleil doit sa magie à ses athlètes. Mais pour eux, il est un nouveau départ, pas seulement une maison de retraite.

Marion Ferrère.